Quelles nouvelles histoires cela pourrait nous inspirer ? Comment nos personnages pourraient-ils bénéficier de ces nouvelles capacités sensorielles ?
« Le jardin respirait une douceur verte, et l’air
tiède avait un goût de soleil. »
Colette
« Ta voix bleue coulait dans mon cœur, comme un parfum
chaud d’espérance. »
Anna de Noailles
« Le silence avait une saveur amère. La nuit me
touchait de son souffle noir. »
Marguerite Duras
« Le son était complètement sec, desséché, comme si on
pouvait le réduire en miettes,
entre ses mains. »
Haruki Murakami
« Ta voix était un encensoir aux parfums
étranges, et chaque fois que je te regardais,
une étrange musique me parvenait. »
Oscar Wilde, Salomé
« L’été chantait doucement sur ma peau…
Entre mes orteils j’écoutais la douceur de l’écoulement
tiède. »
Sylvie Germain, Jours de colère
« Nous entendions au bout du jardin, non pas le
grelot profus et criard qui arrosait,
qui étourdissait au passage de son bruit
ferrugineux, intarissable et glacé […]
mais
le double tintement timide, ovale et doré de la
clochette pour les étrangers […]. »
Proust, Du côté de chez Swann
« Je suis né le 31 janvier 1979. Un mercredi. Je
le sais parce que dans mon esprit,
le 31 janvier
1979 est bleu. Les mercredis sont toujours bleus, de même que le nombre 9
ou les bruits d’une dispute ».
Daniel Tammet, Je suis né un jour bleu
« J’entends bien le
parfum de ses guirlandes de fleurs »
Shûdraka, Le chariot de terre cuite
Ta voix est si belle que
je pourrais la respirer longtemps comme un parfum »
Olympia Alberti
« Quelle odeur
avait-elle Yandé ? Je n’en sais rien.
Mais sa voix sent la
torréfaction de cacao »
Mohamed Mbougar Sarr

